Enquête exclusive
Magazine (France - 2005)
Titre Original : Enquête exclusive
Regardez ce dimanche 8 novembre sur M6 à 23:10 le programme "Enquête exclusive" produit en France en 2005. D'une durée de 70 min ce programme est déconseillé aux moins de 12 ans [C3].
Depuis quelques semaines, un vaste mouvement social ébranle la France. À Lyon, Marseille ou Paris, des centaines de black-blocs affrontent violemment les forces de l'ordre et s'en prennent aux symboles du capitalisme. Des banques et de grandes enseignes partent en fumée. Dans le même temps, des militants nationalistes attaquent plusieurs manifestations, déterminés à en découdre avec l'extrême gauche. Derrière ces violences, deux mouvances sont étroitement surveillées par les services de renseignement. L'ultragauche rassemble près de 10 000 membres, dont 3 000 fichés S, au sein de différents courants qui combattent l'État et l'extrême droite. À l'autre bout de l'échiquier politique, l'ultradroite compte quelque 320 sections, plusieurs milliers de membres et 1 400 fichés S. Ses militants cherchent à imposer des idées réactionnaires et xénophobes. Chaque année, des dizaines de rixes opposent les deux camps et font de nombreux blessés. Pendant plusieurs mois, nous avons enquêté sur ces militants qui se livrent une guerre souterraine. Exceptionnellement, nous avons pu suivre plusieurs de leurs groupes. À Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), le groupe identitaire Le Maquis s'est fait une spécialité des actions coup de poing et des coups d'éclat médiatiques. En occupant l'espace public, ses militants cherchent à imposer leurs thèmes de prédilection : la \" remigration \" et le fantasme d'une France ethniquement homogène. Un discours radical qu'ils voudraient rendre acceptable. Mais d'autres groupes d'ultradroite affichent ouvertement leurs positions ultranationalistes, islamophobes et violemment xénophobes. Dans le sud de la France, nous avons rencontré des militants nationalistes-révolutionnaires, adeptes de la théorie du \" grand remplacement \" et ardents défenseurs du maréchal Pétain. Face à eux, la mouvance antifasciste s'organise. Répartis en plusieurs collectifs, des centaines de militants s'entraînent à affronter l'extrême droite. En public, ils revendiquent l'autodéfense. En privé, certains vont jusqu'à justifier la mort de leurs adversaires politiques. L'un d'eux a accepté de témoigner. Son discours est glaçant : il se dit prêt à recourir à une violence sans retenue pour faire reculer l'extrême droite. Au fil de notre enquête, un autre constat inquiétant s'est imposé : certains militants d'ultradroite sont devenus des combattants aguerris, sans rien perdre de leur radicalité. En Ukraine, nous avons remonté la piste de Français proches de la mouvance néonazie, partis combattre la Russie.
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