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La télé selon...

Joan Baez

Figure emblématique du militantisme, l’égérie folk a construit son militantisme en partie grâce au petit écran. Pour le moment, elle se produit dans le monde entier dans le cadre d’une tournée d’adieu qui n’en finit plus de se finir bientôt !

« La dernière fois que j’ai regardé la télévision, c’était pour un documentaire… à mon sujet ! Il a été diffusé sur Arte et retraçait un demi-siècle de chansons et de combats. C’est, petite, et grâce à la télévision, que mon militantisme s’est construit, en regardant des reportages sociaux. J’avais des parents très concernés qui me faisaient regarder des tas de choses ! La télé a changé ma vie, et la musique tout autant, bien sûr ! Bien qu’il existe de formidables rappeurs aujourd’hui, je ne connais aucune chanson de hip-hop qui, comme hymne protestataire, ait un jour fédéré autant de monde que « We Shall Overcome » ou « Blowin’ in the Wind » !

« On m’a accusée d’infiltration communiste ! »

« Au milieu de tout ça, mon père a toujours refusé de travailler pour l’industrie militaire. Il est à l’origine de mon premier acte de désobéissance civile. Lors d’une simulation d’alerte à une attaque atomique au lycée, j’avais refusé de quitter la classe pour me planquer à la cave, comme la propagande l’exigeait. Avec mon père, nous avions calculé combien de temps il faudrait à un missile lancé de Moscou pour atteindre les Etats-Unis. Trop court pour se cacher… Donc je suis restée dans ma classe. Et le lendemain, j’ai eu droit à ma photo dans le journal local. Qui m’accusait d’infiltration communiste ! »

Frédéric Vandecasserie

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